"... cette sensation de faire partie
d’un espace autre, d'un espace protégé,
beau et éphémère."
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Ces espaces en appellent d'autres comme autant de rêves qui n'ont pas encore été rêvés. Des souvenirs d'évènements qui n'ont pas eu lieu ou plutôt qu’on a du mal à percevoir, mais qui n'en demeurent pas moins présents si l'on reste un tant soit peu à l'écoute. L’album Hex de Bark Psychosis est un sortilège dans la mesure où celui-ci explore des territoires, des émotions qui rapprochent les vivants et les morts, la terre et cet infini qui ne peut, certes, être véritablement appréhendé, mais qui nous touche d'autant plus fortement (« Absent Friend »). On se souvient de Georges Perec qui nous invitait à lire l'espace afin d'intensifier sans cesse notre expérience du vivant, de tout ce qui a pu être, de tout ce qui aurait pu ou peut encore advenir. Cette « folie », peut-être, qui nous amène à refuser de choisir, à en arriver à vouloir ...
" (...) mondo celato almondo, compenetrato nel mondo, inenarrabilmente ignoto al mondo, dal soffio divino un attimo suscitato, dal soffio divino subito cancellato, attende il Lume coperto, il sepolto Sole, il portentoso Fiore ." C. C.
On se demande si cette photographie ne nous joue pas des tours car, en y regardant de plus près, on commence à distinguer ce qui ressemble à des ombres de silhouettes humaines. En effet, celles-ci sont allongées démesurément et semblent même émerger des herbes qui recouvrent ce no man’s land. Les corps d’où devraient provenir ces ombres sont, quant à eux, situés hors champ. Un doute s’installe. S’agit-il bien d’ombres humaines ? L’homme a-t-il sa place dans ce lieu et si oui, laquelle ? Enfin, on peut se demander quels sont les rapports qu’entretiennent les différents éléments qui composent ce décor. Dans la partie droite du paysage, on peut distinguer, tout au fond, une immense structure métallique apparemment en construction. Sa figure est imposante, mais pa...
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