Ces espaces en appellent d'autres comme autant de rêves qui n'ont pas encore été rêvés. Des souvenirs d'évènements qui n'ont pas eu lieu ou plutôt qu’on a du mal à percevoir, mais qui n'en demeurent pas moins présents si l'on reste un tant soit peu à l'écoute. L’album Hex de Bark Psychosis est un sortilège dans la mesure où celui-ci explore des territoires, des émotions qui rapprochent les vivants et les morts, la terre et cet infini qui ne peut, certes, être véritablement appréhendé, mais qui nous touche d'autant plus fortement (« Absent Friend »). On se souvient de Georges Perec qui nous invitait à lire l'espace afin d'intensifier sans cesse notre expérience du vivant, de tout ce qui a pu être, de tout ce qui aurait pu ou peut encore advenir. Cette « folie », peut-être, qui nous amène à refuser de choisir, à en arriver à vouloir ...
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On se demande si cette photographie ne nous joue pas des tours car, en y regardant de plus près, on commence à distinguer ce qui ressemble à des ombres de silhouettes humaines. En effet, celles-ci sont allongées démesurément et semblent même émerger des herbes qui recouvrent ce no man’s land. Les corps d’où devraient provenir ces ombres sont, quant à eux, situés hors champ. Un doute s’installe. S’agit-il bien d’ombres humaines ? L’homme a-t-il sa place dans ce lieu et si oui, laquelle ? Enfin, on peut se demander quels sont les rapports qu’entretiennent les différents éléments qui composent ce décor. Dans la partie droite du paysage, on peut distinguer, tout au fond, une immense structure métallique apparemment en construction. Sa figure est imposante, mais pa...
« Pour chaque homme en son périple, il existe un thème, une mélodie qui est sienne et n'est destinée à nul autre, qui le cherche depuis sa naissance, depuis l'aurore avant les siècles... » Cristina Campo Un terrain vague, visiblement à l’abandon, plongé dans une demi-obscurité. On distingue difficilement quelques herbes folles qui se déploient ici et là, dans l’ombre, de manière anarchique. Elles se situent au premier plan du paysage qui baigne dans un halo de lumière assez faible aux teintes légèrement rougeoyantes. A l’horizon, d’autres lueurs, troubles et orangées, issues de lampadaires longeant les rues lointaines apportent de nouvelles touches au clair-obscur général de la scène. Typiquement le genre de « non-lieu » que l’on trouve parmi des voies de chemin de fer depuis longtemps délaissées. ...
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