Ces espaces en appellent d'autres comme autant de rêves qui n'ont pas encore été rêvés. Des souvenirs d'évènements qui n'ont pas eu lieu ou plutôt qu’on a du mal à percevoir, mais qui n'en demeurent pas moins présents si l'on reste un tant soit peu à l'écoute. L’album Hex de Bark Psychosis est un sortilège dans la mesure où celui-ci explore des territoires, des émotions qui rapprochent les vivants et les morts, la terre et cet infini qui ne peut, certes, être véritablement appréhendé, mais qui nous touche d'autant plus fortement (« Absent Friend »). On se souvient de Georges Perec qui nous invitait à lire l'espace afin d'intensifier sans cesse notre expérience du vivant, de tout ce qui a pu être, de tout ce qui aurait pu ou peut encore advenir. Cette « folie », peut-être, qui nous amène à refuser de choisir, à en arriver à vouloir ...
Posts les plus consultés de ce blog
Je souhaiterais maintenant parler du travail d’un artiste qui a abordé, de manière plutôt inattendue, tout du moins au début sa carrière, cette question de la disparition et de la transformation de milieux de vie qui, dans son cas, prennent la forme de sons enregistrés sur un support matériel, en l’occurrence des bandes magnétiques. Il s’agit de l’artiste américain William Basinski qui est connu pour ses œuvres sonores The Disintegration Loops . Je vais rapidement rappeler l’histoire de la création de ces pièces, mais ne m’étendrai pas là-dessus, parce que je souhaite davantage prendre le temps pour essayer de m’exprimer sur les sensations que j'ai pu éprouver lors de l’écoute d’une autre pièce de Basinski (qui ne fait pas partie du cycle des Disintegration Loops ). Je reviendrai donc, dans un prochain message, sur les conditions particulières d’une écoute (sans aucune prise de substance illicite !) qui m’a marqué e...
On se demande si cette photographie ne nous joue pas des tours car, en y regardant de plus près, on commence à distinguer ce qui ressemble à des ombres de silhouettes humaines. En effet, celles-ci sont allongées démesurément et semblent même émerger des herbes qui recouvrent ce no man’s land. Les corps d’où devraient provenir ces ombres sont, quant à eux, situés hors champ. Un doute s’installe. S’agit-il bien d’ombres humaines ? L’homme a-t-il sa place dans ce lieu et si oui, laquelle ? Enfin, on peut se demander quels sont les rapports qu’entretiennent les différents éléments qui composent ce décor. Dans la partie droite du paysage, on peut distinguer, tout au fond, une immense structure métallique apparemment en construction. Sa figure est imposante, mais pa...
Commentaires
Enregistrer un commentaire